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Fiche de salaire en Suisse : déductions obligatoires et cotisations 2026 (employeur + salarié)

Fiche de salaire en Suisse : déductions obligatoires et cotisations 2026 (employeur + salarié)

1. À quoi sert une fiche de salaire

La fiche de salaire (ou décompte de salaire) sert à rendre transparent :

  • Le salaire brut convenu.

  • Les déductions obligatoires.

  • Les allocations éventuelles.

  • Le salaire net versé.

Pour un employeur, c’est aussi un outil de conformité : il doit prélever certaines cotisations et les reverser aux institutions compétentes.

 

2. Les éléments indispensables d’un décompte

Une fiche de salaire claire contient généralement :

  • Identité employeur / employé.

  • Période de paie.

  • Salaire brut (fixe, heures, primes, 13e si applicable).

  • Déductions sociales (AVS/AI/APG, AC, etc.).

  • Déductions LPP si applicable.

  • Net à payer.

Le contenu exact peut varier selon logiciel, secteur, CCT, caisse, etc. Mais la logique reste la même.

 

3. Les cotisations AVS/AI/APG en 2026

Les cotisations AVS/AI/APG sont la base.

Selon le mémento officiel, les taux à partir du 1er janvier 2026 sont :

  • AVS : 8,7 %

  • AI : 1,4 %

  • APG : 0,5 %
    Total : 10,6 %.

Pour un salarié, ces 10,6 % sont partagés :

  • 5,3 % à la charge de l’employé (prélevés sur le salaire).

  • 5,3 % à la charge de l’employeur.

 

4. Assurance-chômage (AC) : taux et plafond

L’assurance-chômage (AC) s’applique aux salariés (pas aux indépendants).

Le mémento officiel indique :

  • Taux AC : 2,2 % du salaire annuel déterminant.

  • Jusqu’au plafond annuel de 148’200 CHF.

Comme pour AVS/AI/APG, ce taux est classiquement réparti :

  • 1,1 % employé.

  • 1,1 % employeur.

 

5. Assurance-accidents (LAA) : obligatoire et variable

Côté accidents, la règle clé est : les employés sont assurés obligatoirement selon la LAA.

Mais le point que beaucoup ignorent : les primes ne sont pas des “taux uniques” nationaux. Elles dépendent :

  • Du secteur et du risque.

  • De la classe de primes.

  • Du modèle de tarification.

Autrement dit : on explique la logique, mais on évite d’inventer un pourcentage standard, parce qu’il n’existe pas.

 

6. Prévoyance professionnelle (LPP/BVG) : quand elle s’applique

La LPP (BVG) devient obligatoire pour les salariés dès qu’ils remplissent les conditions légales. L’OFAS rappelle notamment le seuil annuel de la prévoyance obligatoire et la logique du système.

Pour la partie “bonification de vieillesse” (minimum LPP), le tableau synoptique officiel 2026 indique les taux suivants sur le salaire coordonné :

  • 25–34 ans : 7 %

  • 35–44 ans : 10 %

  • 45–54 ans : 15 %

  • 55–65 ans : 18 %

Important : en pratique, la part exacte payée par l’employé et l’employeur dépend du règlement de la caisse de pension. Le minimum légal impose des principes, mais les caisses peuvent être plus généreuses.

 

7. Exemple de lecture “Brut → Déductions → Net”

Imaginons un salaire brut mensuel.

Tu retrouves ensuite, ligne par ligne :

  • AVS/AI/APG (part employé).

  • AC (part employé, jusqu’au plafond).

  • LPP si l’employé est soumis à la prévoyance (selon caisse).

  • LAA : selon configuration employeur/assureur et type d’accident.

Le net correspond au montant effectivement versé.

 

8. Les erreurs les plus fréquentes côté employeur

  • Appliquer des taux non à jour (alors que les taux officiels sont publiés).

  • Oublier le plafond AC.

  • Mettre un “taux LAA standard” sur un modèle (alors que les primes varient).

  • Mal gérer la LPP (conditions, salaire coordonné, répartition).

 

9. Conclusion

Une fiche de salaire suisse n’est pas compliquée. Elle est structurée.

En 2026, les repères fiables à retenir sont :

  • AVS/AI/APG total 10,6 %, soit 5,3 % employé et 5,3 % employeur.

  • AC total 2,2 % jusqu’à 148’200 CHF/an.

  • LAA obligatoire pour les salariés, avec primes variables selon activité.

  • LPP : taux de bonification par âge sur salaire coordonné, selon cadre minimum.

 

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